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EMERGENCES - Lettre d’analyse financière long terme
Chaque mois (le 1er mercredi) MemoPage.com publie sa lettre d’analyse financière long terme sur des pays, des métiers ou des secteurs émergents : micro-électronique, biotechnologies, pharmacie, mais aussi des pôles de développement comme New York, Shangaï ou Paris. Cette publication est réservée aux abonnés.
Le progrès, tel que l’imaginait l’occident avant la guerre de 1914 devait conduire au bien-être général. A tout le moins à la fin de la « misère », du « besoin » et de la pénurie ! Après 10 siècles d’effort, dans le prolongement de la très longue histoire de l’homme pour arriver enfin à s’affranchir de la nature, l’Occident semblait être parvenu à assurer une alimentation abondante, à éliminer les maladies et à distribuer une certaine aisance. Tout est là car, grâce au progrès technique, il a été possible de faire croître la production plus vite que les besoins. Tout est là mais ne peut le demeurer qu’à condition de ne pas laisser exploser les besoins, c’est-à-dire le nombre d’habitants et leur consommation. Or c’est exactement ce qui se produit: la population mondiale n’en finit pas de croître : on parle de 10 Milliards d’habitantsqu’il devient bien difficile (mais pas impossible) de nourrir et loger aux standards européens. Et le domaine de l’eau est malheureusement exemplaire des problèmes de l’humanité de demain.
Il n’y a que deux manières de traiter un tel problème : on gère la pénurie par la rareté ou on supprime cette pénurie par l’innovation.
L’eau est « le » produitvital par excellence. Aucun être humain ne survit longtemps à un manque d’eau etl’innovation sera donc une clé de l’avenir de l’humanité.
Eternel nouveau venu de l’économie mondiale, le Brésil fait maintenant partie des fameux « BRIC », les géants économiques de demain.
Ancien royaume d’origine européenne, le Brésil est, ou rêve d’être, l’équivalent sud-américain des Etats-Unis, par son esprit conquérant et entreprenant. Sa réussite dans le coton -souvent ignorée- est tout à fait remarquable. Mais la puissance économique moderne ne peut se résumer en la disposition de ressources naturelles considérables pas plus que d’une main d’œuvre de masse à bon marché.
La puissance économique à long terme se mesure en termes de compétitivité et surtout d’inventivité. Certes le copiage, sinon le pillage des technologies occidentales a pu permettre a certains pays de survivre l’espace d’une génération (à l’Est) ou à d’autres de décoller (en Asie), mais le développement à long terme suppose un modèle économique et social capable d’innover ou de suivre rapidement le mouvement. L’Europe et les Etats-Unis ont fondé leur puissance sur leur capacité innovatrice à long terme. Le Brésil, comme les BRIC, doit encore faire la démonstration qu’il est capable de passer d’un modèle de rattrapage à un modèle de développement « durable ».
Les NanoTechnologies auront-elles l’évolution espérée, c’est-à-dire celle de la micro-électronique des années 60-70 ou des logiciels des années 80 ? Ou bien seront-elles à ranger au rang des faux espoirs de l’innovation, ou encore des espoirs longs comme le sont les biotechs depuis 1980.
Il faut se poser deux questions : ont-elles le potentiel ? Et ont-elles atteint la « maturité » ?
Tout en restant flou, le potentiel ne fait pas de doute; mais la « maturité » reste la question centrale pour tout investisseur.
Les Nanotechnologies constituent une rupture car elles supposent une manipulation « atomique » donc « discrète », un peu comme le passage de l’analogique au numérique dans la vidéo. Pour autant, ce passage de la micro à la nano n’est pas immédiat comme le montre l’exemple de l’électronique. L’apprentissage nécessaire à une maîtrise économique de cette nouvelle technique se révèle complexe et peut durer encore plusieurs années et constitue un aléa majeur pour un investisseur. Le décollage sera là lorsque les applications de masse seront là. Elles sont visibles dans le domaine de l’ADN ou de l’électronique mais on attend toujours la production de masse de MEMS et de biopuces.
L’environnement et l’écologie sont non seulement des sujets à la mode,mais aussi des préoccupations bien réelles des pays du monde entier. Pour les Investisseurs, ces nouvelles préoccupations sont naturellement autant d’occasions de nouveaux investissements. Mais il ressort de ce dossier plus de questions que d’opportunités pour l’Investisseur non professionnel :
1 – La question de fonds reste posée de savoir si un marché est efficace pour régler la pollution ? Le choix du marché pour réguler l’émission de CO2 ne fait pas l’unanimité. Le Canada, par exemple, continue de s’interroger. Les 5 dernières années ont démontré que la hausse du prixdu pétrole associée à la délocalisation ont fait mieux que le marché du CO2.
2 – De plus, le marché tel qu’il existe est peu accessible aux investisseurs non professionnels. Quelques produits (qui ont d’ailleurs eu une évolution catastrophique en raison du prix du CO2) ont tenté d’offrir cette opportunité mais n’ont pas survécu à l’évolution des cours. Si l’on veut que ce marché se dynamise, il faudrait au moins qu’il s’ouvre et qu’il devienne plus « fluide » : que la valeur des quotas ne soit pas limitée dans le temps, ni dans l’espace.
La Russie a réussi un brillant rétablissement en moins de 10 ans. Ce rétablissement résulte d’une immense opportunité (la hausse du prix de l’énergie) et d’une politique de remise en ordre de l’économie (récupération de la rente pétrolièreet élimination du caractère mafieux).
Pour atteindre ce résultat le Président russe a centralisé l’économie et pris le contrôle des grands Groupes industriels. Bref, il a mis en place un réseau d’affidés qui respectent les consignes du pouvoir central. Et cela a fonctionné pour cette période de rattrapage économique et d’organisation de la gestion de la « rente ». Mais son ambition, comme celle de tous les pouvoirs russes depuis des siècles, est d’être un pays avancé et puissant.
Pour la construction d’une économie compétitive, capable de jouer dans la cours des grands, il lui faudra organiser la transparence économique, c’est-à-dire, un système légal et juridique fiable; et mettre en place une véritable classe de capitalistes entrepreneurs, autonomes, indépendants et volontiers frondeurs …
Pour réussir son décollage, la Russie a eu besoin d’exécutants travaillant en réseau sous une direction centralisée. Elle va maintenant avoir besoin d’entrepreneurs et de personnalités autonomes.
Le choix nucléaire est, depuis les années 30, l’un des choix les plus complexes auxquels l’humanité a eu à faire face au cours de son histoire.
Depuis ces années, les scientifiques et les politiques ont hésité en permanence entre les potentiels énergétiques considérables et les risques de « dérives » militaires et de sécurité civile. Il s’y ajoute une complexité supplémentaire, l’énergie nucléaire est plus propre pour l’atmosphère que les énergies fossiles.
L’accident de Tchernobyl a mis en évidence la réalité du risque civil. L’incident de Three Miles Island démontre qu’aucun système de gestion n’est à l’abri du risque.
Cette balance entre risques environnementaux et avantages énergétiques et environnementaux est la raison des atermoiements des pays occidentaux sur ce sujet, les uns comme la France allant de l’avant pendant que d’autres comme la RFA espèrent faire demi-tour.
Et pourtant, le nucléaire reste la seule réponse immédiate et sérieuse à la demande croissante d’énergie. C’est la raison de son succès actuel et dans les prochaines décennies.
Le choix complexe est donc limité : entre la pénurie et le risque, le choix sera plus simple qu’il n’y paraît.
Numéro 2 - Novembre 2007 - Nouveaux véhicules d'investissement
Sophistication et dérégulation
Cette lettre tente d’explorer chaque mois les émergences de l’économie mondiale, pays, marchés ou secteurs qui constituent des opportunités d’investissement sur le long terme.
Dans ce numéro 2, nous avons voulu emmener nos lecteurs dans une autre dimension des émergences actuelles qui est celle des supports d’investissements, ce que certains appellent les « nouveaux véhicules d’investissement ».
Nous n’en donnons ici qu’un aperçu. Certains sont déjà traités dans le « Guide de la Bourse », d’autres le seront prochainement.
Ces produits financiers « émergents » sont parfois apparus depuis plusieurs années. Ils se développent fortement car leur accès est de plus en plus aisé dans le cadre d’une dérégulation générale des marchés. Ces produits vont de la défiscalisation pour l’innovation jusqu’aux marchés à terme, en passant par les nouveaux produits immobiliers. Certains nous intéressent particulièrement, car ils sont un moyen efficace d’investir sur des marchés émergents qui sont souventtrop loin ou trop spécialisés pour l’investisseur isolé.
Mais, attention, aucun produit, aussi sophistiqué soit-il, n’évite le risque !
Oui, mais avec une perspective différente ! Vous ne trouverez pas ici des informations dites « confidentielles », mais une réflexion sur les opportunités nouvelles à moyen terme. Pas de tuyaux , mais une analyse solide et des informations pour éclairer et orienter vos décisions d’investissement vers des secteurs, des régions ou des produits nouveaux qui ont un potentiel de croissance et de valorisation supérieur à la moyenne. Ces « émergences » sont le complément naturel d’une gestion sage sur des valeurs classiques. Ces émergences ne sont pas des « coups » réalisables à court terme, mais des orientations qui doivent permettre de faire de bons multiples sur une longue période de plusieurs années.
Enfin cette Lettre est une synthèse sur un immense sujet. Cette synthèse est conçue dans l’esprit des MemoPages® que nous diffusons par ailleurs : simple, complet et didactique.
Nous sommes heureux de pouvoir l’offrir à tous nos sites Affiliés et aussi à nos abonnés en complément du Guide de la Bourse que nous éditons depuis 7 ans.